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Zootopie

Zootopie

02-06-2016 à 17:55:38

Il faut bien avouer que le label Disney n’est pas un gage de qualité et qu’il peut parfois même pousser à l’a priori. C’est bien ce qui est arrivé à votre humble critique de ciné (moi) qui a, d’un revers de main, écarté un film sorti en février dernier le jugeant trop simpliste et fade. Or, comme dans le film, il faut se méfier de ses propres préjugés et c’est une pépite d’humour véritable, sortie en dvd, dont il faut absolument vous parler !

 

Vous prenez une équipe de réalisateurs ayant déjà fait leurs preuves dans le monde du dessin animé en images de synthèse, vous leur demandez de travailler sur une idée : des animaux anthropomorphes (comme dans Nos voisins les hommes, cf. Actuailes n° 7, p.16) évoluant comme des hommes mais dans un monde sans hommes. Et voilà toute une société constituée d’animaux civilisés qui peuvent vivre pacifiquement entre eux, dépassant leur instinct, qui de prédateur, qui de proie… enfin, théoriquement, car dans les faits les lapins ont toujours peur des renards, chacun vit dans son quartier et la devise de la belle ville de Zootopie – « chacun peut devenir ce qu’il veut » – n’est qu’un slogan, une utopie.

 

Ajoutez à ceci, une mafia digne du Parrain (chef d’œuvre de Francis Ford Coppola, sorti en 1972... la violence en moins), un maire aussi orgueilleux qu’un lion, un commissaire aussi délicat qu’un buffle, une administration de véritables paresseux à l’élocution de messagerie automatique, une lapine optimiste et un renard désabusé... et vous obtenez une jolie parodie de notre société. Mille détails fourmillent et égratignent notre « civilisation » dite évoluée, à commencer par le renardeau qui veut devenir un éléphant sans que cela ne choque personne… ou encore les nominations à la mairie pour obtenir le vote de certaines communautés… Certes la fin est assez moralisatrice, très américaine : « Si tu le veux, tu le peux », mais il est intéressant de remarquer que les méchants, finalement, n’étaient pas ceux que l’on croyait ! 

 

 

 

Actuailes n° 54 – 8 juin 2016




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