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Zuma : une fin de règne sans fin

Zuma : une fin de règne sans fin

14-02-2018 à 06:30:41

Accusé de corruption, le président sud-africain Jacob Zuma s’accroche au pouvoir malgré l’appel à la démission lancé par son parti.

 

L’Afrique du Sud retient son souffle et attend la démission de son chef de l’État, Jacob Zuma. À l’heure où nous mettons sous presse, rien n’a encore transpiré de la réunion tenue à huis clos par le Conseil national exécutif, la plus haute instance de l’ANC (African National Congress), parti au pouvoir. Depuis plus d’une semaine, les négociations pour obtenir le départ anticipé du président Zuma s’éternisent. Un an avant la fin de son mandat, le président sud-africain est engagé dans un véritable bras de fer avec le vice-président de son parti (l’ANC), Cyril Ramaphosa.

Le 7 février dernier, le traditionnel discours sur l’état de la Nation que Jacob Zuma devait prononcer devant le Parlement a été annulé. Peu de temps après ce report inédit, Cyril Ramaphosa a annoncé l’ouverture de « discussions directes » entre lui et le chef de l’État. Discussions qui se sont rapidement enlisées sur la question de l’immunité demandée par le président, dont le nom figure dans de nombreuses affaires de corruption.

Autre obstacle : Zuma cherche à obtenir la prise en charge de ses frais de justice. Un marché difficile à conclure pour Ramaphosa qui a fondé sa campagne sur la lutte contre la corruption, mais qui cherche également à ne pas se mettre à dos les sympathisants de son président.

Faute de compromis entre les deux parties, l’ANC pourrait déposer devant le Parlement une motion de défiance ou engager une procédure de destitution pour contraindre Jacob Zuma à partir. Une motion de défiance a déjà été déposée par l’opposition et doit être soumise au vote des députés le 22 février prochain. Gageons qu’on y verra plus clair d’ici là.

 

Actuailes n° 81 – 14 février 2018




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