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Benoît Hamon candidat du Parti socialiste

Benoît Hamon candidat du Parti socialiste

07-02-2017 à 23:00:26

Confronté à Manuel Valls lors du deuxième tour de la primaire de la Gauche du 29 janvier, Benoît Hamon a largement remporté le scrutin avec 58,69 % des voix contre 41,31 % pour son adversaire.

 

La participation, avec un peu plus de deux millions de votants, a été légèrement supérieure à celle du premier tour, mais bien loin de celle de la primaire de la Droite qui avait mobilisé plus de quatre millions d’électeurs.

Au cours de cette élection, ce sont deux visions très différentes du socialisme qui se sont opposées : Benoît Hamon se situe en effet sur l’aile gauche du Parti socialiste (PS) tandis que Manuel Valls en représente l’aile droite. Ce dernier est d’ailleurs le grand perdant de ces primaires : ancien Premier ministre de François Hollande, il n’a pas su faire oublier le bilan de la politique de son gouvernement, jugé défavorablement par une grande majorité de Français.

Il y a donc, pour l’instant, quatre candidats de Gauche connus : Yannick Jadot, représentant le parti Europe-Écologie-Les Verts, Jean-Luc Mélenchon appartenant au mouvement La France insoumise, Benoît Hamon du PS et Emmanuel Macron qui a fondé son propre mouvement En marche !

Cependant Benoît Hamon ne fait pas l’unanimité dans son camp : le jugeant trop à gauche, certains députés socialistes ont décidé de soutenir Emmanuel Macron.

Si la popularité de ce dernier tendait à s’accroître, il n’est pas exclu que le nombre de défections du PS augmente, ce qui pourrait fragiliser durablement ce parti, notamment en vue des élections législatives (élections des députés) du mois de juin 2017.

En effet, il y a fort à parier que plusieurs candidats aux législatives, pour avoir le plus de chance possible d’être élu, changent de camp et choisissent le parti qui aura fait le meilleur score aux élections présidentielles. 

D’après les sondages, la popularité d’Emmanuel Macron croît de jour en jour et le nombre de personnalités qui se rallient à lui augmente. Cependant, l’histoire récente nous a appris qu’il fallait se méfier des sondages qui semblent avoir des difficultés à évaluer les intentions réelles des électeurs.

 

Actuailes n° 64 – 8 février 2017




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