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Deux ans après les attentats : la France se souvient

Deux ans après les attentats : la France se souvient

14-11-2017 à 20:48:04

Lundi 13 novembre 2017, deux ans jour pour jour après les attentats qui ont durement touché la France, le président de la République, Emmanuel Macron, a présidé différentes cérémonies d’hommage aux victimes sur les six lieux d’attaques terroristes à Paris et à Saint-Denis.

 

La série d’hommage aux victimes a débuté au stade de France, puis s’est poursuivie devant les restaurants et bars cibles des attaques, avant de se terminer au Bataclan, salle de concert dans laquelle quatre-vingt-dix personnes furent tuées. Sur chaque site, les autorités ont entendu le nom de chaque victime avant d’observer une minute de silence, puis de déposer des gerbes de fleurs. Au total, les attaques terroristes du 13 novembre 2015 tuèrent cent trente personnes et firent plus de trois cent cinquante blessés.

Au-delà de l’émotion et du souvenir des événements tragiques, nous pouvons nous poser la question de ce qui a changé depuis cette date-là. Les soldats français patrouillent dans les rues (opération Sentinelle) et se battent au Mali, en Syrie et en Irak pour éviter que les djihadistes soient de plus en plus nombreux et continuent de frapper notre pays. L’état d’urgence qui avait été décrété a duré de longs mois et n’a malheureusement pu empêcher d’autres attentats ou attaques, mais qui sait combien il y en aurait eu sans ce dispositif ? En dépit de ces dispositions, la vie normale semble avoir repris son cours et les attaques paraissent parfois comme de lointains mauvais souvenirs…

Cependant, une question demeure : la France prend-elle les mesures adéquates pour éradiquer autant que faire se peut la menace terroriste ? Si nous sommes vraiment en guerre, il convient de tout faire pour battre l’ennemi et éviter qu’il ne nous nuise. Il est donc essentiel de se doter des moyens nécessaires pour mener une telle guerre. Mais est-ce le cas ? On se souvient que l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a démissionné car il estimait que le budget attribué aux armées était insuffisant.

En fin de compte, deux ans après les pires attaques terroristes de son histoire, la France se bat contre les terroristes à l’étranger et sur son propre sol pour éviter que cela ne se reproduise. Il importe en effet de ne pas baisser la garde dans une guerre qui pourrait durer longtemps.

 

François Senlis

 

 

Actuailes n° 76 – 15 novembre 2017

 




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