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L’Europe face aux attentats islamistes en France (article paru le 14 janvier 2015 - Actuailes numéro  28)

L’Europe face aux attentats islamistes en France (article paru le 14 janvier 2015 - Actuailes numéro 28)

22-04-2015 à 11:12:48

Suite aux attentats islamistes commis la semaine passée en France, les réactions en Europe ont été immédiates et massives.

Tous les gouvernements ont adressés leurs condoléances à la France. Les événements ayant surtout touché le milieu médiatique, ils font logiquement les gros titres de toute la presse européenne, et de toutes les télévisions depuis plusieurs jours. Les mots de « guerre » et de « 11 septembre européen » sont régulièrement utilisés par de nombreux commentateurs. Toutes les célébrités, les stars, les représentants de différentes religions, les partis et les personnalités politiques - depuis Vladimir Poutine en Russie à Matteo Renzi en Italie en passant par Xavier Bettel au Luxembourg, et même la Reine d’Angleterre Elisabeth II- ont fait part de leur tristesse tandis que onze chefs de gouvernements étaient présents à la manifestation de dimanche à Paris pour entourer Francois Hollande.

De nombreux rassemblements de soutien ont également eu lieu dans la plupart des capitales européennes. Dans toutes les langues, les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter ont été dominés par les références aux événements et les marques d’émotion. Parallèlement, plusieurs pays d’Europe, notamment l’Espagne et le Royaume-Uni, ont relevé leur niveau de sécurité et leurs contrôles aux frontières par mesure de précaution, craignant à leur tour d’être frappés par des attentats islamistes. 

On le voit, l’émotion a été vive dans toute l’Europe. 

Mais après l’émotion, place à la réflexion. En effet, comme disait Bossuet, "Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes". Et les causes de ces attentats, quelles sont-elles justement ? 

On peut s’interroger, comme le fait la presse internationale sur l’inquiétante incapacité des services de police à surveiller les terroristes islamistes. Déjà Mohammed Merah (le tueur de Toulouse en 2012), Abdelhakim Dekhar (le tireur de BFM TV et de Libération en 2013) et Mehdi Nemmouche, (le tueur de Bruxelles en mai 2014) avaient tous pu circuler librement en France et à l’étranger sans éveiller d’alerte. Or, tous étaient déjà bien connus des services antiterroristes depuis des années, comme l’étaient les auteurs des attentats de la semaine dernière. 

Il convient cependant de ne pas blâmer les services de police trop vite, car leur tâche est rendue compliquée par les erreurs collectives des pays européens. En effet, les pays d'Europe entretiennent le chaos en Syrie en y armant les islamistes, et ont transformé ce pays en foyer du terrorisme pour tous les djihadistes, notamment les milliers de combattants islamistes qui circulent librement entre l’Europe et le Moyen Orient. N'est il pas illusoire de prétendre combattre l'islamisme en Europe tout en le favorisant à l'étranger et en ne contrôlant pas les déplacements des djihadistes?

De plus, l’UE est incapable de freiner l’immigration clandestine qui déferle désormais par cargo entiers depuis le Moyen Orient en guerre et suscite de fortes tensions en Suède, en Italie et en Allemagne. Face à un tel sentiment de démission des autorités, n'est il pas logique que 57% des Allemands considèrent désormais l’Islam comme une menace, et que 61% l’estiment incompatible avec le monde occidental?(1).

Et pourtant l’Allemagne –avec 4 millions de Turcs- est beaucoup moins concernée par l’immigration musulmane que la France. Mais face à l’explosion des arrivées et aux violences fréquentes entre communautés immigrées, un mouvement anti-islamisation nommé PEGIDA est apparu cet automne et y prend de plus en plus d’ampleur chaque semaine. 

Si les autorités politiques européennes persistent à mépriser les appels profonds des peuples à respecter leur identité européenne et leurs racines chrétiennes, ne faut il pas craindre que les citoyens européens se saisissent eux-mêmes du problème, avec tous les risques que cela comporte?

(1)Sondage du journal Die Zeit - Jeudi 8 Janvier




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