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L’histoire jugera si l'intervention en Libye de 2011 était une erreur

L’histoire jugera si l'intervention en Libye de 2011 était une erreur

13-03-2016 à 14:53:31

L’histoire jugera si l'intervention en Libye de 2011 était erreur

Déclenchée le 19 mars 2011, il y a juste cinq ans, l’intervention en Libye contre les forces du colonel Kadhafi  n’a pas cessé de susciter des commentaires. Le président américain Barack Obama  vient de s’exprimer dans la presse de son pays sur ce conflit en regrettant une absence de suivi des Européens dans ce dossier.

Les bombardements et les opérations spéciales d’une coalition de pays européens et des États-Unis d’Amérique en Libye ont eu pour premier résultat la chute du pouvoir du colonel Kadhafi qui gouvernait son pays d’une main de fer depuis 1969. Les conséquences se sont multipliées depuis : instabilité du pays devenu ingouvernable tant les tribus qui le composent sont rivales, émergence de zones incontrôlées favorables à l’implantation de groupes terroristes, comme Daesh, qui menacent l’Égypte, le Niger et surtout la Tunisie ; prolifération d’armements issu des stocks libyens dans l’ensemble de l’Afrique, retour sur leurs terres de combattants touareg mercenaires de Kadhafi… Ainsi l’intervention occidentale en Libye est l’un des facteurs déclenchant de la crise au Mali de 2012 et 2013, crise qui a justifié l’intervention française en 2013 (l’opération Serval) et qui se poursuit aujourd’hui (l’opération Bakhane).

Les conditions du déclenchement de l’intervention occidentale en Libye en 2011 n’ont pas encore livré tous leurs secrets militaires et diplomatiques. On peut cependant affirmer que le président Sarkozy en voulait personnellement au colonel Kadhafi. Il a en outre été très influencé par le philosophe Bernard-Henry Levy qui a milité avec toute son énergie pour que cette intervention ait lieu au nom du principe de protection des populations civiles libyennes que menaçaient les troupes de Kadhafi. L’ensemble des chefs d’État de la région, en particulier ceux du Niger et du Tchad avait tenté de convaincre leur homologue français que les risques de déstabilisation étaient importants pour la région.

La Libye est actuellement en proie à une crise politique, une crise sécuritaire et une crise économique. Sur le rivage sud de la Méditerranée, à quelques heures de navigation de la Grèce et de l’Italie, elle est à la fois un sanctuaire pour les terroristes islamistes et un lieu de passage pour les migrants africains désireux de rejoindre l’Europe. C’est pourquoi de plus en plus d’observateurs estiment qu’une nouvelle intervention militaire est inéluctable. Des rumeurs circulent même sur la présence discrète de militaires occidentaux sur son territoire. Il est certain en tout cas que les Rafales français du porte-avions Charles-de-Gaulle y ont mené des missions de reconnaissance et les Américains y ont déjà effectué des bombardements contre Daesh et Al Qaida.

 

 

 




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