facebook logo Twitter logo

facebook logo Twitter logo

Logo Header
Télécharger dernier numéro

La fille du président angolais nommée PDG de Sonangol

08-06-2016 à 00:16:29

La fille du président angolais nommée PDG de Sonangol

Isabel Dos Santos, fille du président angolais José Éduardo Dos Santos, a été nommée vendredi 4 juin à la tête de la compagnie pétrolière angolaise Sonangol, la plus grande entreprise publique du pays. L’annonce a suscité la réaction immédiate de l’opposition dénon-çant le népotisme* de cette décision. Si le lien entre sa filiation avec le président et sa nomi-nation ne fait pas de doute, il n’en demeure pas moins qu’elle est un acteur incontournable dans l’économie angolaise et, à ce titre, elle a les qualités requises pour un tel poste. Femme la plus riche d’Afrique et 9fortune* du continent, Isabel Dos Santos est l’actionnaire principal de plusieurs grandes entreprises angolaises, notamment dans la téléphonie et le secteur bancaire. Son empire financier s’étend jusqu’au Portugal, l’ancienne puissance coloniale de l’Angola, où elle possède 50 % de l’entreprise de téléphonie NOS et 19 % de la banque BPI.

*Népotisme : pratique qui consiste pour un homme politique à placer les membres de sa famille à des postes de pouvoir.

*Les huit premières sont détenues par des hommes !

 

La malédiction de l’or noir

Les grands producteurs africains de pétrole (Nigeria, Angola, Algérie, Gabon, Congo) sont tous frappés par ce que certains analystes appellent « la malédiction de l’or noir » : les revenus du pétrole dans ces pays deviennent une rente d’argent facile qui ne pousse pas les gouvernements successifs à réformer leurs économies et surtout à les diversifier vers d’autres secteurs économiques pour équilibrer leur dépendance. Tant que les prix du pétrole sont hauts, tout va très bien. Mais quand les prix chutent, comme actuellement, les revenus chutent aussi et l’économie, trop dépendante, est sévèrement impactée.

 

Le Nigeria durement touché par la baisse des prix du pétrole

Le Nigeria a annoncé la fin des subventions au prix de l’essence dans le pays. Cette mesure, qui va faire grimper le prix à la pompe de 70 %, est très sensible au Nigeria. En effet, lors de la précédente augmentation, des grèves interminables et une violente crise sociale avaient éclatées qui avaient fait, à l’époque, vaciller l’économie du pays. Déjà, les princi-paux syndicats du pays ont entamé une grève illimitée et la grogne sociale monte dans le pays. Cette mesure a été rendue inévitable par la baisse des revenus liés au pétrole depuis la chute brutale des prix de « l’or noir » fin 2014. Le Nigeria est le premier producteur de pétrole d’Afrique, et 70 % des ressources financières de l’État viennent des revenus pétroliers.

 

Actuailes n° 54 – 8 juin 2016

 




Imprimer