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La mort de Vauban

La mort de Vauban

22-03-2017 à 08:30:05

« Place d’armes construite par Vauban, place imprenable ; place d’armes assiégée par Vauban, place prise... »

 

L’ingénieur du roi

Né en 1633 dans une famille de petite noblesse du Morvan, le jeune Sébastien Le Prestre de Vauban se retrouve très tôt orphelin. Confié à un seigneur de sa province, monsieur de Fontaine, ce dernier lui donne une solide instruction, notamment en géométrie.

Attiré par le métier des armes, Sébastien rejoint à 17 ans l’armée du prince de Condé. Présenté au cardinal de Mazarin, il est envoyé pour mener le siège de Clermont-en-Argonnes. Il fait preuve, à cette occasion, d’une telle intelligence de situation qu’il est nommé ingénieur du roi en 1655. Engagé dans plusieurs opérations de siège, il déploie un grand courage – comme le montrent ses multiples blessures au combat –, une profonde intelligence et un grand souci d’épargner la vie de ses soldats.

Le défenseur du pré carré français

Après avoir conquis plusieurs places fortes ennemies, sous les ordres du Roi-Soleil, Louis XIV, il est chargé de construire des places pour défendre le territoire français, face aux menaces d’invasions étrangères, à Cherbourg, dans le Nord ou en Franche-Comté.

Vauban est guidé, dans ses réalisations, par des considérations d’ordre militaire et stratégique, mais aussi humanitaire, cherchant à améliorer la salubrité et les conditions de vie des soldats tenant ces garnisons.

En 1672, il s’empare de la ville de Maëstricht, en Hollande, puis deux ans plus tard des places de Besançon et de Dôle. Vauban s’impose alors comme un maître dans l’art des sièges. Il est fait maréchal de camp par Louis XIV.

 

Il est alors chargé de couvrir la France d’une véritable ceinture de fortifications afin de garantir l’inviolabilité de son territoire. On peut encore, de nos jours, admirer ces réalisations architecturales où l’utilité militaire se conjugue avec la beauté artistique… Homme profondément juste, il cherche à réconcilier les Français et s’oppose à la politique de Louis XIV envers les protestants, au moment de la révocation de l’Édit de Nantes. Il propose également une réforme fiscale audacieuse, dont l’application aurait probablement modifié l’histoire de France au XVIIIe siècle.

Fait maréchal de France en 1703, Vauban se retire peu après et meurt en 1707. Sa dépouille est dispersée pendant la Révolution et on ne retrouve que son cœur qui est placé, sur l’ordre de Napoléon, aux Invalides.Vauban avait participé à 53 sièges, à 140 engagements militaires d’importance et avait bâti ou aménagé plus de 300 forteresses…

 

 

Bainxotte

 

Actuailes n° 66 – 22 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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