Logo
La révolution russe

La révolution russe

14-11-2017 à 23:11:38

Un moment décisif de l’histoire du monde contemporain…

 

Comment  s’écroule un empire millénaire…

Au début de l’année 1917, la Première Guerre mondiale dure depuis plus de deux ans, à l’Ouest comme à l’Est, et l’issue du conflit reste incertaine. Dans le camp de la Triple Entente (France, Grande-Bretagne et Russie), l’empire tsariste fait figure de « colosse aux pieds d’argile ». Nicolas II règne, en effet, sur un immense pays, encore très en retard sur ses alliés occidentaux, et où la richesse humaine masque les faiblesses économiques et de profondes inégalités sociales qui ont déjà provoqué des épisodes révolutionnaires au début du siècle (révolution de 1905).

Des réformes énergiques auraient pu sauver l’Empire, où le prestige du tsar et l’attachement religieux de ses sujets restent forts. Mais la guerre qui traîne en longueur, les défaites des troupes russes et un hiver 1916-1917 particulièrement difficile vont venir porter le coup de grâce à la sainte Russie qui paraissait éternelle…

Des émeutes éclatent dans plusieurs villes en février et mars 1917, sur fond de problèmes de ravitaillement et de découragement général. Le cycle infernal des émeutes et des répressions se met en marche, conduisant le tsar à abdiquer le 15 mars 1917 en faveur d’un conseil issu de la Douma (le parlement russe) et présidé par un prince. Le tsar pense ainsi sauver le régime et sa patrie. Ce gouvernement provisoire engage des réformes et continue la guerre aux côtés des alliés. En mai, Alexandre Kerenski, un socialiste démocrate, prend la tête d’un nouveau gouvernement et veut relancer l’offensive face aux Allemands. Mais déjà s’agitent dans l’ombre les « soviets », des comités marxistes se réclamant du peuple, qui veulent poursuivre le mouvement révolutionnaire et aller bien au-delà des réformes.

Comment le régime du Pire et des pires survient…

Le parti bolchevique – mouvement communiste – ne représente alors qu’une petite minorité, qui n’a joué qu’un rôle secondaire dans les événements du printemps 1917. Son chef, Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, est un grand bourgeois, gagné à l’idéologie marxiste, et qui vit en exil en Suisse. L’Allemagne, qui cherche à tout prix à faire sortir la Russie de la guerre pour concentrer toutes ses forces contre la France, va faciliter son retour dans son pays (en le faisant voyager dans un wagon plombé, devenu célèbre). Lénine a un plan très clair : constituer une élite révolutionnaire prête à tout pour prendre l’ascendant sur les modérés, instaurer une « dictature du prolétariat », puis faire de la Russie la patrie de la Révolution avant de la répandre dans le monde entier.

Arrivé à Saint-Pétersbourg, l’ex-capitale rebaptisée Petrograd, Lénine fédère autour de lui tous les mécontents : soldats fatigués de la guerre, paysans sans terre, ouvriers pauvres… Il crée ainsi une force de manœuvre, à la tête de laquelle il place Léon Trotski, son plus fidèle lieutenant. 

C’est alors que la grande offensive lancée par le nouveau gouvernement tourne à la catastrophe. Pour l’armée russe, fragilisée par les récents épisodes révolutionnaires, c’est la désagrégation. Cet écroulement devient général et gagne l’ensemble du pays. Les bolcheviques profitent alors de l’anarchie pour tenter de prendre le pouvoir ; leur première tentative échoue en juillet 1917. En septembre, la République est proclamée, mais le gouvernement est vite dépassé. Lénine lance l’insurrection générale et, le 25 octobre 1917, les « gardes rouges » et les marins bolcheviques de Kronstadt s’emparent de Petrograd. Le gouvernement est balayé et Lénine impose un nouveau pouvoir : le conseil des commissaires du peuple.

Comment se répandent les « erreurs de la Russie » (Notre-Dame à Fatima)…

Très vite se mettent en place la terreur et une dictature sans faiblesse : interdiction des journaux, épurations des administrations, arrestations arbitraires et exécutions sommaires. À Moscou, les troupes loyalistes résistent. C’est le début d’une guerre civile qui durera quatre ans.

Mais surtout, Lénine entend faire de ce premier succès le point de départ d’un vaste mouvement d’extension de la Révolution communiste, qui s’étendra un jour sur la moitié de l’Europe, sur la Chine, l’Asie, une partie de l’Afrique et de l’Amérique du Sud.

Mais, au même moment, dans un petit village du Portugal, à Fatima, une belle dame en lumière demande à trois jeunes enfants de prier et de faire des sacrifices, pour sauver le monde des erreurs de la Russie. Et un jour, cette Dame, l’Immaculée, viendra à bout de cette idéologie de mort…

Bainxotte

 

 

Actuailes n° 76 – 15 novembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Imprimer