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La Tortue rouge

La Tortue rouge

17-03-2017 à 12:48:15

Quand un cinéaste cultivé met en images ses rêveries, c’est un moment de poésie assuré pour toute la famille !

 

Durant cette dernière quinzaine, j’attendais avec impatience la sortie de Vaïana en dvd pour vous parler de cette nouvelle princesse Disney sur son île coupée du monde… au bout d’un quart d’heure, j’ai su que je ne vous en dirai pas grand-chose et à la fin (je me suis efforcée à le regarder en entier !) j’étais certaine de ne vous en dire que du mal ! Où est l’originalité ? C’est à peine amusant et surtout sans aucune subtilité !

Alors restons sur une vague immobile et sur une île qui ont fait parler d’elles, celles de La Tortue rouge. Dix récompenses internationales pour ce film d’animation sorti en juin 2016, fait à l’ancienne, au fusain et à l’aquarelle, sans dialogues mais pas muet. Les couleurs fanées, la lenteur du rythme, la répétition de certaines scènes sont comme un livre précieux aux pages fragiles : il faut « lire » doucement, s’imprégner des sons omniprésents et la magie s’opère.

Naufragé sur une île déserte, un rescapé tente désespérément de fuir sa solitude forcée, mais une curieuse tortue l’en empêche. Exaspéré, empli de colère, il finit par abandonner tout espoir jusqu’à… je n’en dis pas plus, car c’est une merveilleuse surprise ! Piochant dans la mythologie nippone et dans sa culture européenne, Michael Dudok de Wit, déjà remarqué pour ses courts métrages, nous offre là une merveille : ce dessin animé est à la fois un conte poétique, un tableau et aussi une partition de musique naturelle (celle de la nature) et d’orchestre (parfois envahissante)…

Quand 80 minutes de film donnent autant de beauté, c’est sûr : c’est un chef d’œuvre du 7e art !

 

Catherine Bertrand

 

Actuailes n° 66 – 22 mars 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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