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Le marché du nautisme en France

Le marché du nautisme en France

07-12-2016 à 20:12:55

Les organisateurs du salon du Nautisme ont vu les choses en grand pour cette 56e édition. En effet, une course de « Stand Up Paddle » a eu lieu sur la Seine  avec plusieurs centaines de participants, ainsi qu’une « pêche XXL » le long du fleuve parisien. Cette forme de « happening » est un pari pour l’industrie du nautisme qui souhaite par ce moyen attirer de nouveaux visiteurs et surtout de nouveaux pratiquants.

Le nautisme concerne la navigation de loisirs et sportive sur l’eau : plaisance (voile ou moteur), aviron, canoë-kayak et sports de glisse (surf, planche à voile, kite surf, etc.). La France recense environ 9 millions de pratiquants occasionnels et l’industrie nautique pèse plus de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. C’est peu, en comparaison de l’industrie de la construction automobile française qui représente un chiffre d’affaires de 100 milliards d’euros, mais cette activité regroupe la somme non négligeable de plus de 5000 entreprises, réparties dans la construction, le négoce, la réparation, la motorisation, l’équipement, les ports de plaisance et les locations de bateaux.

Une entreprise s’illustre particulièrement, Beneteau. Spécialisée dans la construction et le négoce (commerce), elle représente la moitié du chiffre d’affaires du nautisme français et la moitié des emplois. Mais l’on peut citer également d’autres entreprises, comme Jeanneau, Fountaine-Pajot, Zodiac pour les bateaux pneumatiques ou Bic Sport pour les sports de glisse.

À l’échelle internationale, l’industrie nautique française se situe au cinquième rang, derrière l’Italie, les États-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne. Sa balance commerciale est largement excédentaire, c’est-à-dire qu’elle exporte beaucoup plus de produits qu’elle n’en importe. Néanmoins, après une première partie des années 2000 marquée par le signe d’une forte croissance, les ventes ont été sérieusement touchées par la crise de 2008 et peinent encore aujourd’hui à se redresser. Une raison explique ce phénomène : en période de crise, les gens rognent en priorité  leur budget dédié aux loisirs et le nautisme représente une activité relativement onéreuse pour les classes moyennes. 




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