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Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon de Domenico Ghirlandaio (1449-1494)

Portrait d’un vieillard et d’un jeune garçon de Domenico Ghirlandaio (1449-1494)

16-05-2018 à 00:14:24

Carte d’identité de l’œuvre
Date : peint vers 1490
Taille : 62 cm × 46 cm
Technique : tempera à l’œuf
sur panneau de bois
Lieu d’exposition :
Musée du Louvre, Paris
Renaissance italienne

On imagine que cette œuvre représente un grand-père et son petit-fils, même si les personnages n’ont pas été identifiés.

Le nez du vieillard, déformé par une maladie, est placé au centre du tableau. Le peintre attire ainsi notre premier regard. Pourtant, l’enfant n’est dégoûté ni par ce nez très laid, ni par la verrue du front, ni par les rides autour des yeux. Il pose sa main avec tendresse sur le vieillard, en un geste délicat et confiant. Le vieil homme le regarde tendrement, son sourire témoigne d’une grande bonté et entoure de son bras le corps du jeune garçon.

Les regards échangés sont significatifs de la très forte affection qu’ils partagent. L’artiste nous rappelle ainsi que l’amour va bien au-delà de la beauté physique, que l’essentiel se passe dans le cœur de chacun, quel que soit le contraste entre la finesse des traits de l’un et le visage marqué par la maladie et les années de l’autre. D’ailleurs, s’interroge-t-on vraiment sur la beauté de ceux qui nous sont chers ?

Les vêtements des deux personnages, riche manteau doublé de fourrure, pourpoint et toque sont d’un rouge très lumineux qui crée une unité, au-delà des différences d’âge. Les cheveux sont peints très finement, poivre et sel pour le vieillard, blonds et délicatement bouclés pour l’enfant.

La pièce aux murs gris est sans décor, très sobre, mais la fenêtre ouvre ce lieu clos sur un paysage imaginaire. Le chemin sinueux qui serpente nous emmène très loin, vers deux montagnes : la première est couverte de végétation, herbe et arbres, rendant sensible la vitalité de la jeunesse, la seconde est aride et évoque le dépouillement du grand âge. Une manière de représenter le chemin de la vie.

Sophie Roubertie

 Actuailes n° 85 – 16 mai 2018




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