facebook logo Twitter logo

facebook logo Twitter logo

Logo Header
Télécharger dernier numéro
Saint Luc, chantre de la miséricorde

Saint Luc, chantre de la miséricorde

17-10-2017 à 15:40:19

Le 18 octobre, l’Église fête saint Luc, l’un des quatre évangélistes. Traditionnellement, on le nomme en troisième position, après saint Matthieu et saint Marc et avant saint Jean.

 

Matthieu (Lévi) et Jean ont connu le Seigneur. Comme apôtres, ils sont des témoins directs des gestes et des paroles de Jésus. Marc était un tout jeune homme au moment de la vie publique du Christ. Sans être apôtre, il a sans doute connu Jésus et il a suivi saint Pierre quand celui prêchait. L’évangile de Marc transcrit ce qu’il a entendu de la bouche de saint Pierre. Quant à Luc, il n’a pas connu Jésus, mais il fut instruit par l’apôtre Paul. Homme consciencieux, Luc s’est appliqué pour rédiger son évangile à enquêter sur son sujet. Il a rencontré des témoins directs des événements. C’est ce travail minutieux qui nous a valu les magnifiques premières pages de son évangile, qui retracent avec art et délicatesse les enfances parallèles des deux cousins, Jean le Baptiste et Jésus.

À la différence des autres évangélistes, Luc ne termine pas la « Bonne nouvelle » (c’est le sens du mot « évangile ») par la résurrection et l’ascension de Jésus, mais il poursuit sa narration en rapportant l’histoire de la première communauté chrétienne, groupée autour de Pierre et des apôtres, à Jérusalem. Cette suite de l’Évangile, qui rapporte l’histoire de l’Église naissante sous la direction des apôtres, s’appelle les « Actes des Apôtres ». Il veut montrer par-là que ce que Dieu a commencé avec Jésus-Christ se continue au long des siècles par l’apostolat de l’Église. Bossuet, un grand prédicateur français du XVIIe siècle, aura une expression très frappante pour exprimer cette idée. Il dira en effet : « L’Église, c’est Jésus-Christ répandu et communiqué ».

Rappelons enfin que Luc était médecin. Cela transparaît dans certaines expressions qu’il emploie et qui montrent qu’il connaissait l’art médical. Mais là où le médecin se fait le plus sentir en saint Luc, c’est quand il regarde le Seigneur. Car il voit en lui celui qui vient guérir, non seulement les corps, mais les âmes. Saint Luc, fasciné par la bonté de Dieu qui se penche sur la misère de l’homme (blessé par le péché), exalte la miséricorde. Il la chante dans des pages bouleversantes. Je pense à celle-ci notamment, qu’on ne lit jamais sans que le cœur soit remué : « Une homme avait deux fils ».

 

Père Augustin-Marie

 

  Actuailes n° 75 – 18 octobre 2017

 

 

 

 


0 vote


Imprimer