Logo
Timide réconciliation entre Palestiniens

Timide réconciliation entre Palestiniens

17-10-2017 à 21:36:58

Le 12 octobre, les deux partis politiques palestiniens que sont le Hamas et le Fatah ont effectué un nouveau pas sur la voie de la réconciliation. Ce phénomène inédit mérite une explication.

 

Nous le savons (Actuailes n° 57), la Palestine n’est pas un État à part entière. Israël, qui en occupe une partie, s’y oppose. Le territoire palestinien est composé de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. L’Autorité palestinienne, sorte de gouvernement, est censée les administrer. Ça, c’est sur le papier…

Dans les faits, depuis 2007, la bande de Gaza est dirigée par la faction politique du Hamas. Cette prise de contrôle est intervenue après des affrontements en 2006 entre partisans du Hamas et ceux du Fatah, dont sont issus les principaux dirigeants de l’Autorité palestinienne.

En effet, les Palestiniens, qui aspirent à la création d’un vrai État palestinien, divergent sur la façon d’atteindre cet objectif. Certains privilégient la solution diplomatique. Le Fatah les représente. D’autres, partisans du Hamas, soutiennent l’action armée, voire terroriste, contre Israël.

Depuis 2007, pour faire face aux actions violentes du Hamas, les Égyptiens et les Israéliens maintiennent un blocus sévère autour de la bande de Gaza. Un mur, solidement gardé, asphyxie ce territoire de 45 km². Résultat : les conditions sociales se sont dégradées à tel point que 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Régulièrement, les Gazaouïs (habitants de Gaza), subissent des bombardements israéliens en réponse aux attaques du Hamas. Autant dire que la popularité du Hamas a chuté à Gaza.

La réconciliation actuelle, encouragée par l’Égypte et Israël, entre Hamas et Fatah est le fruit de cette situation, désormais intenable par le Hamas.

Le Hamas accepte de se retirer de la gestion des affaires publiques. L’Autorité palestinienne doit prendre entièrement en main la bande de Gaza d’ici le 1er décembre.

Mais la méfiance demeure. Le processus risque de prendre du temps.

 

 

  Actuailes n° 75 – 18 octobre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Imprimer