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Voeux à la presse

Voeux à la presse

24-01-2017 à 19:34:06

En janvier, les responsables, tels qu’un chef d’entreprise, un directeur de collège ou un patron d’une équipe de sport, adressent leurs vœux à leurs équipes… Les responsables politiques y sont eux aussi particulièrement attachés pour essayer de faire passer quelques messages forts. Traditionnellement, les équipes aiment débuter ces moments de cohésion en adressant eux-mêmes leurs vœux à leur responsable.

C’est ainsi que le 18 janvier dernier, Benjamin Sportouch, président de l’Association de la presse ministérielle a adressé au nom des journalistes ses vœux à Bernard Cazeneuve, nouveau Premier ministre français depuis le 6 décembre 2016. Cette association facilite le travail des journalistes, chargés de « couvrir »* l’activité gouvernementale, dont celle du Premier ministre.

C’est ainsi qu’Actuailes, comme tous les médias, a reçu en réponse les vœux du Premier ministre. Il est d’usage dans un premier temps de se remémorer les grands événements de l’année qui viennent de s’écouler, puis de proposer quelques objectifs pour l’année à venir. Les journalistes bénévoles qui écrivent dans Actuailes ont été sensibles à plusieurs de ces propos.

« Je voudrais […] vous présenter mes vœux les plus sincères de bonne et heureuse année pour chacune et chacun d’entre vous, pour ceux qui vous sont chers, pour les médias pour lesquels vous travaillez et dont nous avons grand besoin dans le contexte particulier que nous allons vivre ensemble qui est celui des élections présidentielles et législatives.

« À vous qui représentez la presse française dans toute sa diversité […], je voudrais notamment vous parler de l’importance qui s’attache à votre rôle dans le monde actuel ainsi que des exigences qui en découlent […]. C’est à la presse qu’il revient d’éclairer les citoyens sur les personnalités, les programmes des candidats, de démasquer le cas échéant d’éventuelles impostures ; c’est la presse qui peut mettre en perspective les déclarations et les promesses, s’interroger sur leur bien-fondé, critiquer la réalité des idées toutes faites sur lesquelles parfois ces promesses reposent. 

« Ainsi les Français ont besoin de vous, ils auront toujours besoin de vous pour en savoir davantage, par exemple sur la crise migratoire, sur la situation de l’économie ou sur la tragédie syrienne. Ils ne doivent jamais s’en remettre de façon aveugle aux déclarations politiques. 

« J’ai donc, en effet, un goût obstiné de la précision et je sais que cette préoccupation est partagée par l’immense majorité d’entre vous. Je sais que vous avez la volonté d’informer le mieux possible les Français, parce que vous avez le goût de la vérité et l’attention portée aux mots justes. C’est le sens même de votre profession que d’être dans cette déontologie. C’est aussi ce qui fait que les journalistes, même lorsqu’ils s’expriment à la radio ou à la télévision, sont aussi dans mon esprit, d’une certaine manière, des écrivains.

« Sans le travail des journalistes pour trouver du sens au sein de cette nuée d’images, pour la décrypter, il n’y a pas de débat politique qui puisse être intelligible et nous avons nous-mêmes à prendre notre part de cela.

C’est aussi pourquoi la liberté de la presse est un trésor. »

*couvrir un événement : pour un journaliste, recueillir l’information, assurer le reportage…

Actuailes n° 63 – 25 janvier 2017




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