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Election législative partielle dans le Doubs : se forger sa propre opinion

Election législative partielle dans le Doubs : se forger sa propre opinion

21-02-2015 à 12:50:11

Se forger sa propre opinion : élection législative partielle dans le Doubs

Les 1er et 8 février 2015 ont eu lieu les deux tours de l’élection législative partielle de la 4e circonscription du Doubs. Cette élection a eu lieu parce que l’ancien député Pierre Moscovici, élu en 2014, a dû démissionner à la suite de sa nomination en tant que commissaire européen (c’est-à-dire qu’il travaille pour l’Union européenne).

Cette élection législative est qualifiée de « partielle » parce qu’elle a lieu en dehors des élections législatives nationales.

A la fin du premier tour, les deux partis politiques arrivés en tête et qualifiés pour le second tour étaient le Parti Socialiste (PS) et le Front National (FN). Le candidat de l’UMP a été éliminé à la suite de ce vote.

Après le second tour, le candidat du parti socialiste a remporté l’élection avec une courte avance sur le FN.

Pour aller plus loin : pourquoi tant de bruit autour de cette petite élection ?

La semaine entre les deux tours a été marquée par un énorme battage médiatique au sujet de cette élection : cela signifie que les médias et les hommes politiques en ont beaucoup parlé.

En prenant du recul, on s’aperçoit que cette circonscription est très petite : elle comprend seulement environ 60 000 électeurs pour 44,6 millions dans toute la France.

Cette élection a fait beaucoup de bruit pour les raisons suivantes :

  • L’UMP n’a pas réussi à franchir le 1er tour, déclenchant de grands débats internes à ce parti. De nombreuses personnalités se sont opposées au sujet de la consigne de vote à donner aux adhérents appartenant à la 4e circonscription du Doubs et votant au second tour  : certaines personnes, comme Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet ont proposé de voter PS pour faire barrage au FN : c’est ce que l’on appelle le « front républicain ». D’autres personnes, comme Nicolas Sarkozy, ont dit qu’il fallait voter blanc et adopter la position du « ni – ni » : ni PS ni FN.

Il pourrait y avoir une fracture grandissante entreles dirigeants de ce parti et certains adhérents, pour qui une alliance avec le FN (qui est aussi un parti de droite) est envisageable dans certains cas et sur certains sujets ; et toujours préférable à un vote en faveur du PS.

  • Le FN perd au second tour mais progresse en nombre de voix, ce qui est une bonne nouvelle pour ce parti qui connaît de plus en plus de succès et qui devient un parti politique capable de concurrencer les principaux : UMP et PS. Cela souligne aussi le fait qu’un nombre croissant de personnes semble vouloir changer de dirigeants et de manière de gouverner la France car elles estiment qu’il n’y a plus de grande différence entre UMP et PS. Il s’agit par ailleurs de la première fois que le FN a une réserve de voix, c’est-à-dire qu’il y a davantage de personnes qui ont voté pour lui au second tour qu’au premier tour. On peut en déduire que certains sympathisants UMP ont voté FN au second tour, malgré les consignes des dirigeants de leur parti de voter blanc ou PS.
  • Le PS remporte cette élection et aimerait mettre par là un terme aux 12 dernières victoires des législatives partielles remportées par l’UMP. Pour certaines personnes, cette victoire serait la conséquence des attaques terroristes et de la manière efficace dont François Hollande et le gouvernement, appartenant à ce parti, ont réagi.

Au-delà des débats entourant cette élection, le gouvernement semble détourner l’union nationale (c’est-à-dire que tous les partis politiques sont unis) légitime qui s’est formée à la suite des attaques terroristes, pour éteindre les débats économiques et sociaux qui animent notre pays. Il est en effet possible de penser que le gouvernement fait beaucoup de bruit sur ce sujet pour détourner l’attention de la population des très mauvais chiffres du chômage, qui ne cessent d’augmenter depuis plusieurs mois, et de la mauvaise situation économique de notre pays.




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