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Le 7 mai 1954 : l’ange de Dien Bien Phu au cœur de la fournaise

Le 7 mai 1954 : l’ange de Dien Bien Phu au cœur de la fournaise

25-04-2016 à 22:05:12

Au milieu de la terrible bataille, les soldats français savaient pouvoir compter sur les soins et le sourire de Geneviève de Galard…

 

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Née à Paris en 1925, Geneviève passe son enfance et sa jeunesse entre Toulouse et la capitale. Après des études à l’université, elle devient infirmière puis rejoint le corps des convoyeuses de l’air, au sein de l’armée de l’Air. Sa mission est de participer aux évacuations de soldats blessés, au plus près des combats.

Elle n’a que 23 ans lorsqu’elle se porte volontaire pour l’Extrême-Orient. Elle gagne l’Indochine, où la guerre fait rage, en mai 1953.

À partir du mois de janvier 1954, elle participe à de nombreuses liaisons sur le camp retranché de Dien Bien Phu, où le commandement français espère remporter une victoire décisive sur le Viet Minh. Hélas, les Français tombent dans un véritable piège. Les combats deviennent de plus en plus violents et les missions de Geneviève de plus en plus périlleuses. Les avions se posent au milieu des bombardements ennemis. Tant et si bien que le 28 mars 1954, l’appareil où elle a embarqué s’abîme sur la piste de fortune du camp et, détruit par les tirs du Viet Minh, est abandonné. Clouée sur place, Geneviève se porte alors volontaire pour servir comme infirmière à l’hôpital de campagne du camp où elle assiste le médecin-chef Grauwin qui fait des prodiges pour soulager les souffrances. Les conditions de vie sont terribles, dans la boue et sous les bombardements. Le dévouement de Geneviève auprès des blessés et des agonisants force l’admiration de tous. 

Quand le camp retranché est submergé le 7 mai 1954, Geneviève reste fidèlement à son poste, continuant à prodiguer ses soins aux blessés, en dépit de l’arrivée des troupes du Viet Minh. Faite prisonnière, elle est finalement évacuée vers Hanoï le 24 mai 1954.

Après la guerre, invitée dans plusieurs pays étrangers pour témoigner de ses aventures, elle se fera le porte-parole des soldats oubliés d’Indochine.

Grand-Croix de la Légion d’honneur et décorée de la croix de guerre, Geneviève de Galard restera toujours pour les combattants « l’ange de Dien Bien Phu ». 

Actuailes numéro 51 - 27 avril 2016



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