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Le Burundi toujours menacé par une guerre civile

Le Burundi toujours menacé par une guerre civile

24-01-2016 à 16:54:42

Le Burundi toujours menacé par une guerre civile

Ce petit pays de l’Afrique des grands lacs traverse une importante crise depuis huit mois. La réélection le 21 juillet 2015 de son président, M. Nkurunziza, à un troisième mandat divise la population.

 

Un rapport alarmant de l’ONU vient d’être publié. Il dénonce les emprisonnements, les disparitions et les violences dont sont victimes les opposants au président Nkurunziza qui contestent la légitimité de ce dernier. De nombreuses familles sont sans nouvelles de l’un des leurs. Une rébellion armée, les Forces républicaines du Burundi (Forebu), s’est constituée en décembre. Celle-ci vient d’annoncer qu’elle plaçait à sa tête général Godefroid Niyombare. Cet ancien chef d’état-major de l’armée burundaise, puis patron du Service national de renseignement, avait dirigé le putsch manqué de mai 2015 contre le président Nkurunziza, avant de prendre la fuite. Un cycle de violence s’est enclenché que rien ne semble devoir stopper. Le dialogue avec l’opposition en exil est au point mort.

C’est pour cela que le 21 janvier est arrivée à Bujumbura une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle est venue s’entretenir avec le gouvernement et tenter de le convaincre d’accepter le déploiement d’une force de paix africaine. De nouvelles violences ont ainsi éclaté ce même jour à Bujumbura, la capitale du pays, faisant un mort – un adolescent tué par la police, selon des témoins – et un blessé par balles.

 

 

 

 

 

 

 

 

La question du troisième mandat présidentiel anime de nombreux pays africains comme le Congo ou le Tchad. Les présidents en exercice souhaitent être réélus une deuxième fois, parfois en faisant modifier la constitution, alors que de nombreux mouvements politiques et des associations cherchent à mettre un terme à cette tendance jugée non démocratique en s’appuyant sur l’exemple des pratiques politiques occidentales. Ainsi, les constitutions françaises ou américaines ne permettent pas à un président sortant de se présenter une troisième fois.

 


Attentat djihadiste à Ouagadougou

Après Bamako en novembre 2016, la capitale du Burkina Faso a été la cible d’une importante attaque, le 15 janvier, revendiquée par le groupe djihadiste de Mokhtar Belmokhtar. Un restaurant et un hôtel ont été attaqués, trente victimes de vingt-deux nationalités sont à déplorer.

Ce drame illustre la fragilité des états du Sahel face au terrorisme. Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, a déclaré le 20 janvier que la France poursuivrait l’opération Barkhane contre les djihadistes au Sahel.

 

 

 




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