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Un carnaval haut en couleurs

Un carnaval haut en couleurs

14-02-2018 à 06:09:31

Dans une explosion de couleurs, de musique et de bonne humeur, le carnaval le plus connu au monde a débuté dimanche 11 février à Rio, grande ville du Brésil. Il prend fin le mercredi des Cendres.

 

Une tradition ancienne…

Le carnaval de Rio de Janeiro voit progressivement le jour au XIXe siècle. Il prend pour modèle le carnaval de Paris où les habitants se promenaient déguisés, à pied ou en voiture à cheval, sur les grands boulevards. Les Cariocas, nom des habitants de Rio, iront même jusqu’à revêtir des déguisements français comme les pierrots ou les zouaves. Enfin, les confettis en papier, apparus à Paris en 1891, traversent l’Atlantique pour la plus grande joie de la population. La samba, danse locale, est introduite en 1917 en lieu et place de la valse ou de la polka.

Et bien vivante !

Le carnaval se tient tous les ans durant les quatre jours qui précèdent le mercredi des Cendres, marquant l’entrée des catholiques en Carême. Mais il commence en réalité bien avant avec des bals et des défilés dans les différents quartiers de la ville. Il attire des touristes du monde entier et permet à la population, souvent pauvre, de s’évader d’une vie quotidienne parfois difficile. Il est également l’occasion de faire passer des messages, comme cette année au président de la République que certains voient comme un vampire corrompu.

La samba, reine de la nuit

La samba est une danse qui tient une place essentielle au carnaval de Rio. Cette danse a été introduite par les esclaves africains, dont beaucoup de descendants se sont installés dans la région de Rio. Elle est enseignée dans des écoles qui vont défiler autour de chars magnifiques. La meilleure des treize écoles sélectionnées est récompensée pour la qualité de son char, de sa musique et de ses costumes. Une année de travail est jugée en une heure de défilé. C’est donc à une difficile compétition que se livrent les danseurs, pour la plus grande joie d’un public qui ne ménage pas sa peine pour les encourager.

 

Julien Magne

 

Actuailes n° 81 – 14 février 2018

 

 

 

 




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